Qu’entend-t-on par autonomie ?

Être autonome signifie ne pas dépendre d’autrui. C’est donc la capacité pour une personne d’agir librement et de manière indépendante afin de subvenir à ses propres besoins. En fonction toutefois des difficultés ou de la pathologie que vous rencontrez, votre autonomie peut temporairement ou de manière permanente être partiellement voire totalement altérée.

Il est en réalité important de connaître son degré d’autonomie pour pouvoir ensuite être informé de vos droits et des aides qui existent. Cela vous permettra plus facilement de prendre des décisions et de faire vos propres choix de manière éclairée sur votre situation.

Comment évaluer votre autonomie ?

Il est possible d’évaluer votre degré d’autonomie à un instant précis selon différents critères. Ainsi et en fonction de votre état d’autonomie, on va pouvoir calculer votre GIR (groupe iso-ressources) selon un outil bien spécifique qu’est la grille AGGIR (autonomie, gérontologie, groupes iso-ressources). Il s’agit en réalité d’un barème composé de 10 variables centrées autour d’activités corporelles et mentales puis de 7 variables tournées cette fois sur les activités domestiques et sociales. Dans cette évaluation, seules les 10 variables évoquées en premier lieu sont utilisées pour le calcul du GIR. Les 7 autres permettent néanmoins d’apporter un éclairage et des informations utiles sur vos capacités au quotidien, ce qui facilite l’élaboration de votre plan d’aide notamment dans le cadre de l’APA (allocation personnalisée d’autonomie).

Chaque rubrique peut du coup être cotée par les lettres A, B ou C, en sachant que :

  • La lettre A renvoie au fait que vous êtes en mesure d’accomplir les actes concernés seul spontanément, totalement, habituellement et correctement ;
  • La lettre B signifie que vous pouvez réaliser les actes seul mais pas de manière spontanée et/ou totale et/ou habituelle et/ou correcte ;
  • La lettre C enfin indique qu’il ne vous est pas possible d’effectuer seul un acte quel qu’il soit.

Les 10 variables dites discriminantes prennent en compte les items suivants :

  • Les transferts avec ou sans aide technique, c’est-à-dire la capacité à changer de position comme se lever, se coucher, s’assoir, etc. ;
  • Les déplacements intérieurs avec ou sans aide technique ;
  • Les déplacements extérieurs avec ou sans appareillage ;
  • La réalisation des actes d’hygiène (toilette, douche) ;
  • L’habillage, le déshabillage, le change des vêtements ;
  • La gestion de l’élimination urinaire et fécale ;
  • L’alimentation et la capacité à manger ;
  • La cohérence dans le fait de converser et/ou de se comporter de façon adaptée ;
  • L’orientation ou la capacité à se repérer dans le temps (date, moments de la journée, gestion des RDV) ainsi que dans l’espace (lieu familier/nouveau) ;
  • La communication à distance ou la capacité à alerter si besoin à l’aide d’un téléphone, d’une sonnette, d’une alarme, etc.

Les 7 autres variables sont davantage décrites comme étant illustratives et prennent en compte :

  • La réalisation de l’entretien de son logement ;
  • La cuisine ou la préparation de ses repas ainsi que le conditionnement de ceux-ci ;
  • La capacité à faire des achats du type courses ou produits de première nécessité ;
  • Le suivi de son traitement conformément à l’ordonnance du médecin ;
  • La gestion de ses affaires/biens, de son budget ainsi que de ses démarches administratives et financières ;
  • La possibilité d’utiliser un moyen de transport collectif ou individuel ;
  • La pratique d’une activité de loisir, seul ou en groupe.

Une fois la grille AGGIR complétée, un score ou le GIR est alors établi soit à partir d’un calcul algorithmique prédéfini nécessitant l’outil informatique, soit par des professionnels formés à cette pratique.

Comment analyser le GIR ?

Le GIR d’une personne peut aller du GIR 6 au GIR 1 en sachant que le GIR 6 correspond à une personne autonome ou du moins en capacité de réaliser les actes essentiels de la vie courante tandis que le GIR 1 va renvoyer à une personne dont le niveau de dépendance est au maximum. Entre les deux toutefois se trouvent les GIR 5, 4, 3 et 2 avec des nuances et des paliers dans la perte d’autonomie mais plus le score obtenu est faible et plus la personne est considérée comme dépendante.

Pour information, l’évaluation du GIR n’est pas figée et peut évoluer dans les deux sens, à la suite par exemple d’une récupération possible de vos capacités ou à l’inverse en lien avec une aggravation de vos difficultés. Une réévaluation de votre autonomie est alors possible.

Qui peut procéder à l’évaluation de votre autonomie ?

Votre médecin traitant, un médecin spécialiste, une équipe médicale, une structure évaluatrice comme le CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) de votre secteur d’habitation ou encore le Conseil Départemental dans le cadre notamment de l’APA sont autant de professionnels ou d’instances en capacité d’évaluer votre GIR.

A quoi ça sert d’évaluer son autonomie ou son GIR ?

Connaître son niveau d’autonomie vous permet d’être soutenu à la hauteur de vos besoins et d’accéder à certains droits ou certaines aides en particulier financières.

En effet, pour bénéficier par exemple de l’APA à domicile ou en établissement, votre degré de perte d’autonomie doit être situé entre un GIR 4 et un GIR 1.

Si par contre, vous êtes évalué en GIR 5 ou 6, vous pourriez peut-être solliciter une aide de votre caisse de retraite ou bien l’aide-ménagère à domicile mais dans les deux cas, d’autres critères seront également à prendre en compte.


0 commentaire

Laisser un commentaire

Emplacement de l’avatar